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Un tremblement de terre, ou séisme (l'usage du pléonasme secousse sismique est à éviter), résulte de la libération d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques). La majorité d'entre eux n'est pas ressentie par les humains.
Le cœur d'un tremblement de terre est appelé hypocentre. Il peut se trouver entre la surface et jusqu'à une profondeur de 700 km. On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.
La puissance d'un tremblement de terre s'appelle sa magnitude, et elle est souvent mesurée selon l'échelle de Richter, théoriquement illimitée, mais prenant, en pratique, une valeur comprise entre 1 et 9. Il existe aussi : * l'échelle Rossi-Forel (aussi notée RF), * l'échelle de Mercalli, * l'échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik (aussi notée MSK). Les deux dernières se fondent sur les conséquences du séisme sur les installations humaines.
L'instrument d'étude principal des tremblements de terre est le sismographe. Les différents types d'ondes sismiques Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), six sortes d'ondes de choc sont générées. Deux d'entre elles sont des ondes de volume, se propageant à l'intérieur de la Terre, et les quatre autres sont des ondes de surface.
Ces ondes de choc transmettent deux types de mouvement : * les ondes P ou ondes de compression, * les ondes S ou ondes de cisaillement.
Les ondes de compression oscillent d'avant en arrière dans le sens de déplacement. Les ondes de cisaillement oscillent, elles, perpendiculairement au sens de déplacement. Les ondes P sont toujours plus rapides que les ondes S.
Les trois catégories de séismes De nos jours, il existe trois catégories de séismes distincts, classés selon les phénomènes qui les ont engendrés :
* Les séismes tectoniques, les plus fréquents et dévastateurs, se produisent aux limites des plaques où il existe un glissement entre deux milieux rocheux. Dans les zones de subduction, les séismes représentent la moitié des séismes destructeurs de la Terre, et ils dissipent 75 % de l'énergie sismique de la planète. Ce sont des séismes profonds (de 300 à 645 kilomètres). Au niveau des dorsales médio-océaniques, ces séismes ont des foyers superficiels (100 kilomètres), et correspondent à 5 % de l'énergie sismique totale. De même, au niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes ayant des foyers de profondeur intermédiaire (de 100 à 300 kilomètres) qui correspondent à 15 % de l'énergie. * Les séismes d'origine volcanique résultent de l'accumulation de magma dans la chambre magmatique d'un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes dus à des ruptures dans les roches comprimées. * La troisième catégorie est d'origine artificielle. En effet, certaines activités humaines telles que les barrages, les pompages profonds, l'extraction minière ou les explosions souterraines peuvent entraîner de faibles séismes.
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